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La Ville de Montréal n’a pas tenu parole

mardi 8 octobre 2013 | Harcèlement psychologique au Service de sécurité incendie de Montréal (SIM)

Le SFMM déplore que la Ville de Montréal ait rétabli au moins en partie dans son emploi Pierre Sigouin, le gestionnaire qu’elle a suspendu à la suite d’une enquête qui lui a attribué la responsabilité de l’instauration d’un climat de travail malsain au Service de sécurité incendie de Montréal (SIM). On se souviendra que cette enquête a été entreprise à la suite du suicide, en octobre 2012, de Stéphane Archambault, un Col blanc du SIM en fonction supérieure victime de harcèlement psychologique au travail.

En reprenant M. Sigouin à son service, la Ville revient sur l’engagement écrit de son directeur général et de son Service du capital humain et des communications à l’effet qu’il ne travaillerait plus jamais pour elle. En lui accordant un traitement de faveur dont jamais un syndiqué ne pourrait bénéficier, elle applique une politique de « deux poids, deux mesures ». Pire encore : elle trompe la confiance de la famille de Stéphane Archambault ainsi que celle l’ensemble du personnel du SIM. « La Ville n’a pas tenu parole. On nous avait assurés au printemps dernier que jamais plus Pierre Sigouin ne reviendrait travailler à la Ville de Montréal. Cette situation est inacceptable », dénonce Alain Fugère, le président du SFMM.

S’il est vrai que, d’ici la fin de sa carrière, M. Sigouin n’aura plus accès aux locaux du SIM et ne pourra interagir directement avec le personnel, il n’en reste pas moins que cette nouvelle a suscité une vive réaction chez les salariés membres du SFMM. Afin de manifester leur mécontentement, ceux-ci vont mulitplier les moyens de visibilité durant tout le mois d’octobre.

Soulignons en terminant que, le 19 octobre, il y aura un an que Stéphane Archambault s’est enlevé la vie. « Il faut que les gens prennent conscience que le harcèlement psychologique est une réalité qui a eu et peut encore avoir des conséquences tragiques, au SIM et ailleurs. Pas de doute : pour nous, du SFMM, le harcèlement psychologique, c’est tolérance zéro ! », de conclure Alain Fugère.